Enfants/Adolescents

Les scarifications sont des entailles, des blessures relativement superficielles que se font volontairement certains adolescents dans des moments de crises dites « internes ». Ces actes d’automutilation ne sont jamais à prendre à la légère car ils sont toujours l’expression symptomatique d’un profond mal-être.

 

Que faire si mon ado se scarifie ?

Il convient avant tout de lui en parler franchement, honnêtement, surtout sans jugement, ni colère, ce qui peut s’avérer difficile dans ces moments-là. Avant d’aller le voir, il faudra faire la part des choses entre votre propre colère, votre propre sentiment « d’échec » éducatif et l’inquiétude que vous éprouvez face à la conduite de votre enfant, de sorte à éviter les postures de jugement.

A l’inverse, il ne faut surtout pas banaliser son geste, encore moins le minimiser ou le dévaloriser. Certains médias parlent de mode en évoquant la scarification. Si ce n’est pas tout à fait erroné, notamment avec le phénomène de la « baleine bleue » qui se répand auprès des adolescents via les réseaux sociaux, ce n’est pas tout à fait juste non plus. S’il peut exister un « effet de mode » autour de ces pratiques, elles seront toujours l’expression d’un profond mal-être de l’adolescent, même (et surtout) s’il le fait par identification à ses copains/copines ou à des personnes qu’il idolâtre. 

Évitez de vous réfugier derrière des explications simplistes telles que l’influence des réseaux sociaux ou celle des ami(e)s. Ce sont souvent des prétextes derrière lesquels on s’abrite pour éviter d’avoir à trop se remettre en question, pour dédramatiser ou faire baisser sa culpabilité.

Ne le disputez pas. Votre adolescent n’est pas en train de faire une simple « bêtise » d’enfant. Il s’agit d’un symptôme important qu’il est impératif de reconnâitre et de prendre en compte. Le gronder risque de l’enfermer encore plus dans sa souffrance et n’empêchera en rien de nouvelles scarifications. Bien au contraire ! Il ou elle les fera sur des parties du corps qui ne se voient pas.

Ne le menacez pas de l’emmener voir un psy s’il continu ! Vous suggérez alors qu’il fait quelque chose de mal alors qu’il exprime un mal-être. Emmener votre enfant voir un « psy » n’est pas une punition, mais un soin, il ne s’agit pas d’un acte négatif, mais positif !

La meilleure solution reste l’échange avec votre enfant. Faites-lui part de vos inquiétudes, essayez le plus possible de maintenir un dialogue, même si dans certaines situation cela peut s’avérer particulièrement compliqué. Enfin, emmenez votre adolescent consulter un psychologue ou un psychiatre (en ayant abordé le sujet sereinement avec votre enfant au préalable). Les psychiatres et les psychologues sont des professionnels formés pour accompagner votre adolescent dans l’expression de sa souffrance et de ses difficultés.


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